Je ne suis pas photographe, je suis photophile. Je n’ai pas d’appareil sophistiqué, pas de règles à suivre, seulement l’envie, le besoin de figer la beauté là où elle est source, sans prévenir…
Là où la pensée n’est, le cœur naît…
Je cultive un regard attentif sur le monde qui m’entoure, ce n’est point une quête technique, mais une recherche de l’instant fugace, du détail inattendu qui échappe à la banalité. C’est une manière de dire au monde ce que je vois, ce que je perçois, ce que j’entrevois et ce que je ressens. La photo c’est le reflet d’une lumière divine qui vient éclairer le regard et le sujet regardé, une étincelle qui jaillit et fait frémir mon cœur… Je capture l’instant tel qu’il est, sans artifices, je saisis ce que l’œil et le cœur captent sans filtre dans l’instant présent… L’objet me cherche, me regarde et devient l’objectif d’une prise de vue, comme un silence suspendu sur le fil du temps… Saisir l’imprévu, m’imprégner de l’impression dans une émotion pure, laisser le regard révéler… Un clin d’œil de la vie, un moment unique que j’immortalise…
Hier il n’était…… Maintenant il est…… Demain il ne sera……
Mon regard ne compose pas, il embrasse l’instant… Je saisis lumière et ombre qui dansent devant moi en créant des farandoles de couleurs. Ces cadeaux de la vie se cachent dans des endroits anodins, un reflet sur une vitre, une ombre fugace sur un mur, un détail sur le sol, un bruissement du vent, le frétillement d’une fleur qui tombe, l’éclat d’un rayon de soleil ou le fatras du quotidien, tout cela compose un jardin secret… qui se dévoile dans l’espace sacré du cœur pour se graver dans la grande toile du monde. Chaque photo est un murmure, une empreinte sur le fil du temps, un instant qui s’efface, un instant éphémère que mon œil a choisi de retenir, juste par intuition, avec mon cœur et mon âme. Chaque image est un fragment de moi, une accroche du regard, un frémissement du cœur et un battement de cil figée dans l’éternité…
Les textes qui accompagnent mes photos sont écrits avec une exigence rythmique que je me suis imposée, un respect de mon désir d’offrir au monde ma sensibilité…







